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Le public avant tout - ITW Hervé Chabalier - agence Capa
Depuis plus de vingt ans, l'agence Capa produit une grande partie des reportages, magazines d'information et documentaires diffusés à la télévision française. Hervé Chabalier, son fondateur, dirige cette institution incontournable du journalisme avec pour mot d'ordre : "Intéresser le public avant tout". Rencontre sur Evene.fr.
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'L'Effet papillon', 'Dimanche +', 'Envoyé spécial', 'Des racines et des ailes', 'Conso mag'… L'agence Capa est partout. On n'y prête pas forcément attention, la signature se fait discrète, quelques secondes, le temps d'un générique mais au final, pratiquement tous les Français ont déjà vu un document produit par Capa. Derrière cette agence, un homme :Hervé Chabalier. Il ne se considère pas comme un "cultureux" ou un homme d'affaires, mais plutôt comme un simple journaliste. Son approche de l'univers de l'image documentaire en dit beaucoup sur ce qui est produit dans son agence. Elle est, étonnamment, plutôt celle d'un homme de télévision qui considère qu'il faut avant tout susciter l'intérêt du public. Enrichir en profondeur les connaissances de celui-ci apparaît secondaire. La règle : une belle histoire qui ne dénature pas l'information.
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Le web-doc est une histoire linéaire qui peut être délinéarisée en permanence. C'est comme une autoroute. On peut faire le trajet en 2 heures en allant d'un point à un autre, ou prendre des bretelles pour aller voir ce qui se passe à côté et mettre 6, 8, ou 9 heures à faire la route. Au fur et à mesure que se déroule l'histoire, si on en a envie, on peut ouvrir d'autres portes et s'éloigner du récit principal. Le document a une arborescence permettant d'approfondir des personnages, des situations… Il faut anticiper ce que les spectateurs vont demander. C'est formidable ! Alors que le documentaire était du côté de l'offre, le web-doc est de celui de la demande. Cela va complètement changer nos manières de travailler, et c'est la grande différence entre l'ancienne et la nouvelle civilisation de l'audiovisuel. La télévision, c'est le formatage, le web, le déformatage.
Quelques questions posées dans l'interview:
- Vous semblez considérer que le web-doc est l'avenir du documentaire. Mais les financements pour ce type de projets sont introuvables...
- Vous ne craignez pas que la participation d'amateurs dans le travail journalistique entraîne une baisse de qualité de celui-ci ?
- Pour l'émission 'Les Infiltrés', vos journalistes utilisent des caméras cachées. Est-il encore possible d'avoir accès à des informations sensibles sans passer par cette méthode ? L'information est-elle beaucoup plus verrouillée qu'auparavant ?
- L'effacement de la limite entre réel et factice qu'entraîne le docu-fiction vous paraît-il dangereux ?
Commentaires: aucun




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