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ASSAD : aide aux personnes agées
Dans ce portrait, nous nous intéresserons à madame Christel Guillot, 40 ans demeurant à Fleurville, une employée qualifiée de l'ASSAD (association des soins et services à domicile). Interviewée le 28 février 2008, Cette dame a évoqué son travail au quotidien.
Elle a commencé ce métier très jeune à l'âge de 14 ans. Elle a en effet toujours aimé s'occuper des personnes âgées. Pour se faire, elle a dû passer un CAP d’employée technique de collectivité et a donc suivi plusieurs stages en milieu hospitalier. C’est ainsi qu’à 18 ans elle a réussi à rejoindre ce milieu. Poussée par sa mère qui était elle-même AVS (auxiliaire de vie social), Christel a ensuite passé ce même diplôme. Elle a ainsi réalisé son rêve de devenir aide soignante même à 35 ans !
Madame Guillot avoue que depuis qu’elle exerce ce métier elle se sent épanouie car elle s'occupe des personnes comme si celles-ci faisaient partie de sa propre famille.
Ce que madame Guillot aime particulièrement dans ce travail, c'est l'aide qu’elle apporte directement aux gens (toilette quotidienne, préparation du repas etc…) et surtout la possibilité de discuter avec les personnes agées et leur tenir compagnie car elles sont souvent seules, et on besoin d'avoir des gens à qui parler, à qui se confier.
Mais ce qu'il lui pose problème, c'est de voir une personne décliner, s’en aller tout doucement vers la mort. « Ce sentiment d’impuissance est difficile à admettre quand on s'occupe de quelqu’un depuis 3 ans et qu'on l’a toujours vu en bonne santé et de bonne humeur ». Ne rien pouvoir faire pour elle est douloureux.
Ainsi le rôle de l'auxiliaire de vie sociale n’est pas que de faire les courses, le ménage, intervenir dans la toilette, donner les médicaments, prévenir l'infirmière en cas de problème, prévenir la famille, aider à la marche, au coucher, au lever, à faire manger, tenir compagnie, essayer de remonter le moral en cas de dépression... Une vraie complicité s’installe. Les personnes âgées arrivent mieux à se confier aux auxiliaires de vie qu'à leur famille car la confiance s’est construite peu à peu dans l’épreuve du quotidien.
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